EPILOGUE

Les années s’additionnent, la vie nous change, mon esprit et ma plume sont appelés vers d’autres horizons, d’autres centres d’intérêts. Je sens au fond de mon cœur que le temps est venu de mettre un point final à ce projet qui m’occupe depuis 6 mois. La genèse et l’idée même de ce « Dick It Project »  sont quant à eux bien plus anciens.

Depuis l’antiquité le « Fascinus »… fascine ! Aujourd’hui le « Dick Art » pullule sur la toile via blogs et autres comptes Instagram… Plus ou moins réussis. Des expositions se consacrent au sujet comme à La Maison de l’Image à Bruxelles en 2015 ou encore à Londres, au Japon aussi lors d’un festival lié à la fertilité, le « Kanamara Matsuri » et même un « Penis Park » en Corée du Sud.

« Dick It » pourrait avoir son pendant, non moins intéressant, du motif phallique illustré par les hommes, ou encore l’illustration des parties génitales féminines par les hommes comme dans l’œuvre de Jamie McCartney « Vagina Wall ». Bien que passionnant, c’est un (trop) vaste programme, auquel je ne m’attèlerai pas.

« Dick It », sous sa forme actuelle, est un « commissariat d’exposition de papier ». Peut-être qu’un jour le transfert du monde virtuel au monde réel se fera au sein d’une exposition, d’un événement bien réel. Je crois profondément en la valeur de la thématique qui est ici la nôtre.

Ce projet, ni impartial ni exhaustif, est une humble contribution avec le filtre de l’hétéro cisgenre que je suis. C’est pourquoi j’ai souvent préféré la forme de l’interview pour donner la parole aux artistes elles-mêmes.

Au sein de cette dernière publication je souhaite présenter ci-dessous les œuvres d’artistes qui, pour diverses raisons, n’ont pas eu d’article dédié au fil des publications mais dont les travaux ne sont pas moins intéressants, parfois œuvres singulières dans leurs productions ; faisant échos aux travaux de leurs consœurs, tantôt emprunt d’un féminisme militants, tantôt ode à l’appendice masculin.

Orlan, L’origine de la guerre.
Cees Krijnen
Oda Jaune
Corine Borgnet

Enfin, je ne crois pas que la libération sexuelle, les mœurs et « étiquettes » d’aujourd’hui rendent service à qui que ce soit  si ce n’est de créer un communautarisme sclérosant. Aussi nous n’avons jamais aussi mal communiqué et l’amour est devenu suspect, sa verbalisation plus encore. Parler de sexualité à tour de bras, militer avec un ton de maitresse d’école pour être sous les feux de la rampe le temps de quelques semaines prend un goût d’hypocrisie mercantile ; à mon humble avis. Malgré l’émergence et la démocratisation du « 3° genre », la thématique du genre reste binaire, induite par la nature, dans la chair et engendre depuis la nuit des temps controverses et prises de pouvoir d’un sexe sur l’autre.

Dans un élan utopique, je me questionne : «  Et si nous nous trompions de combat ? et si l’amour globale, le respect universel des uns et des autres, et de tout être vivant ne serait-il pas une meilleure voie pour trouver équilibre, paix et harmonie ? » Ah oui ! Je rêve ! En guise d’ouverture aux prochains sujets qui m’occuperont à l’avenir et m’occupent déjà, je vous laisse sur ce doux mantra (et vous laisse volontairement chercher la traduction!)

Ya Devi Sarva Bhuteshu Shakti rupena samsthita

Ya Devi Sarva Bhuteshu Buddhi rupena  samsthita

Ya Devi Sarva Bhuteshu Laxmi rupena samsthita

Namestasyai, Namestasyai, Namestasyai, Namo Namah

Enfin, un immense merci à vous toutes, talentueuses et courageuses – ne serait-ce que d’avoir choisi de devenir artiste  – de vous être prêtées au jeu, d’avoir répondu à mes questions et de vous être exprimées, haut et fort !

Merci à ceux qui m’auront lue…

Avec tout mon Amour,

Clémentine D. Calcutta

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